Lycée Hôtelier de Dinard - Formations Cuisine, Hôtellerie, Barman, Sommellerie, CAP, BAC, BTS - Course à la mer

19 septembre 2014

Course à la mer

Image from page 123 of "De la Marne au Rhin;" (1920) Suite à l’échec des offensives planifiées par les états-majors, l’espoir d’une guerre rapide s’est évanoui. Après la bataille de la Marne, les belligérants essaient alors de contourner leur adversaire pour l’encercler.

Les deux commandements comprennent qu’il faut exploiter l’espace entre l’Oise et la mer. En effet, ce territoire étant dépourvu de troupes, les armées peuvent y manœuvrer. Le but est de déborder l’ennemi.

Cette dernière bataille de la guerre de mouvement est baptisée « course à la mer ». Si la mer n’est, en aucun cas, l’objectif, cette course, qui s’est engagée pour prendre à revers l’ennemi à partir de la mi-septembre, s’est terminée quand les armées ont atteint le littoral de la mer du Nord à la mi-novembre.

A partir du 28 septembre, les défenses belges sont en grande difficulté. Les britanniques envoient un corps pour les aider. Anvers capitule le 10 octobre mais les Alliés conservent Dunkerque, Calais et Boulogne, ports d’une importance capitale pour les liaisons avec la Grande-Bretagne. Dès lors, s’engage la deuxième phase de la course à la mer. La zone de l’Yser devient le lieu prioritaire puisque les états-majors estiment que les mouvements y sont encore possibles. Le 28 octobre, les Belges décident d’ouvrir les écluses de Nieuport rendant le champ de bataille impraticable.

La fin de la bataille de l’Yser et d’Ypres met un terme à la guerre de mouvement. La course à la mer s’est achevée à la mi-novembre. Le front s’est stabilisé sur une ligne de 700 kilomètres de la mer du Nord à la frontière suisse. Aucune armée n’est parvenue à déborder l’autre.

 

Articles similaires

Les commentaires sont fermés.

A propos de l'auteur :


Version 2.1