Lycée Hôtelier de Dinard - Formations Cuisine, Hôtellerie, Barman, Sommellerie, CAP, BAC, BTS - Armistice

14 novembre 2014

Armistice

Le 3 mars 1918, le traité de Brest-Litovsk est signé entre l’Allemagne et la Russie. Les généraux allemands peuvent dégager une partie des troupes du front est vers le front ouest. Le 21 mars, le général allemand Ludendorff lance sa grande offensive en Picardie. Cette offensive est au départ un grand succès compte tenu de l’avancée significative des allemands, avancée inédite en comparaison avec le statut quo de la guerre de position. La trouée atteignit jusqu’à 60 km de profondeur avant d’être stoppée par une action coordonnée et interalliée le 5 avril. Le 15 juillet, Ludendorff lance une attaque en Champagne qu’il souhaite décisive. Les troupes américaines bloquent l’avancée allemande. Le 8 août, l’offensive des Alliés en Picardie surprend les Allemands. Puis, les Alliés, supérieurs en hommes et en matériels depuis l’arrivée des Américains maintiennent une pression constante sans toutefois précipiter leur mouvement. La situation allemande est désespérée, surtout que les Italiens repoussaient l’armée autrichienne, que l’armée d’Orient forçait les Bulgares à signer l’armistice le 30 septembre 1918 et que le front en Palestine était percé.

Le moral des soldats et des civils allemands se dégrade. Durant le mois d’octobre, la défaite apparaissant comme inéluctable, les Allemands envoient des notes au président américain Wilson, plus enclin à négocier un accord acceptable. Le 3 octobre, la nomination d’un nouveau chancelier ne parvient pas à calmer la situation: des mutineries éclatent et le pays est au bord de l’implosion sociale. Le 5 novembre, l’état-major allemand demande la signature d’un armistice temporaire. Le 7 novembre, les négociations commencent en même temps que l’annonce d’un premier cessez-le-feu. Les négociations ont lieu dans un train à Rethondes en forêt de Compiègne. Le 9 novembre 1918, l’empereur Guillaume II abdique et part en exil pendant que le nouveau chef du gouvernement, Ebert, implore son représentant à Rethondes de clore les négociations. Le 11 novembre, l’armistice est signé. Il prend effet à une heure du matin pour une durée de 36 jours. Il est prolongé le 12 décembre 1918 à Trèves, le 16 janvier 1919 puis le 16 février 1919 pour une durée illimitée. A la suite de cet armistice, le traité de Versailles est signé le 28 juin 1919.

L’Allemagne déplore 2 millions de morts, l’Autriche-Hongrie 1,6 millions, la France 1,3 millions et la Grande-Bretagne 900 000. Le potentiel agricole de l’Europe a été réduit de 30%. Son potentiel industriel a diminué de moitié. Le progrès et la civilisation ne sont plus associés aux notions de paix et de bonheur. La société des nations ne parvient pas à intégrer des pays majeurs comme les États-Unis ou la Russie. L’espoir partagé par les belligérants était que les atrocités commises durant ce conflit seraient les dernières.

Articles similaires

Les commentaires sont fermés.

A propos de l'auteur :


Version 2.1